
Connaître son minerai
1. Caractéristique de l'or :
- Or non broyé : L’or est libéré ou exposé une fois le minerai broyé. Par conséquent, l’or non broyé peut être lixivié de manière conventionnelle au cyanure avec une relative facilité. C’est la solution la plus simple et la plus efficace.
- Or réfractaire : L’or est emprisonné dans des minéraux sulfurés (p. ex., la pyrite, l’arsénopyrite) ou lié chimiquement. La cyanuration directe de l’or réfractaire entraîne un très faible rendement et nécessite un prétraitement.
- Taille des particules d'or : L'or est-il « visible » (grossier) ou « invisible » (submicroscopique) ? L'or grossier peut être récupéré par gravité, tandis que l'or à grains fins est lixivié.
- Lixiviation : Ce minerai contient des matières carbonées qui absorbent le complexe de cyanure d'or, l'empêchant ainsi de se dissoudre.

2. Composition en or :
- Les minéraux sans valeur présents dans le minerai (c’est-à-dire la gangue) peuvent constituer un obstacle important au traitement.
- Teneur en sulfures : Des niveaux élevés de sulfures donneront un minerai réfractaire et nécessiteront une oxydation (par exemple, grillage, bio-oxydation ou oxydation sous pression).
- Carbone organique : Comme mentionné précédemment, le carbone organique provoque une inhibition de la grossesse et doit être neutralisé.
- Argiles et minéraux visqueux : provoquent des problèmes de viscosité dans les cuves de lixiviation, réduisent les performances de filtration et peuvent consommer de grandes quantités de réactifs, affectant ainsi le coût de ces derniers.
- Éléments nocifs : l’arsenic, le mercure, etc., posent d’importants problèmes de manipulation et environnementaux, tout en influençant le choix du traitement des déchets.
Méthodes courantes de traitement de l'or
- Séparation gravimétrique : Cette technique est la plus ancienne méthode de récupération de l’or au monde. Elle permet d’éliminer l’or libre avant la lixiviation, ce qui améliore non seulement le rendement global, mais réduit également le coût moyen par once en usine de traitement.
- Lixiviation au cyanure (Cil/Cip) : Le traitement par lixiviation au cyanure est la méthode standard pour les minerais à broyage facile. Le minerai est broyé en une suspension et agité avec une solution diluée de cyanure, ce qui oxyde l’or. L’or dissous est ensuite quantifié.
- Flottation : Méthode principalement utilisée pour les minerais sulfurés. La flottation sépare les minéraux sulfurés (et par conséquent l’or emprisonné) du minerai brut et forme un concentré hydrophobe de minéraux sulfurés.
- Grillage : Le procédé de refroidissement a traditionnellement été la méthode privilégiée, oxydation du sulfure, coûts d'investissement élevés, économiquement, mais problèmes environnementaux (émissions de SO2 et d'arsenic).
- Lixiviation sans cyanure : pour certains projets où l’utilisation du cyanure est restreinte ou interdite, ou pour certains types de minerais. Les méthodes sans cyanure sont généralement plus coûteuses et moins efficaces que celles utilisant le cyanure, mais présentent un intérêt particulier ou sont utilisées dans des secteurs spécifiques.

Le modèle d'évaluation : un cadre étape par étape
Notre modèle est un cadre de prise de décision itératif conçu pour éliminer l'incertitude.
Phase 1 : Tests d'or (Qu'est-ce que c'est ?)
Tout commence par des données. Ce modèle met en œuvre un programme rigoureux de tests sur des échantillons représentatifs de minerai :
Analyse par fusion : pour une qualité de tête précise.
Test de récupération de l'or par gravité (GRG) : Détermine la proportion d'or récupérable par gravité.
Test de lixiviation diagnostique : Test essentiel. Il consiste à lixivier le minerai par étapes afin de déterminer la quantité d’or libre, associée aux sulfures ou piégée dans les silicates. Ce résultat détermine directement le schéma de traitement.
Essai de flottation : Si des sulfures sont présents.
Test de détection des grossesses : pour identifier les matières carbonées.

Phase 2 : Évaluation technique (Que pouvons-nous faire ?)
Phase 3 : Modélisation économique et environnementale (Que devons-nous faire ?)
- Dépenses d'investissement (CAPEX) : Équipement, construction et infrastructure.
- Dépenses d'exploitation (OPEX) : Consommation de réactifs, énergie, main-d'œuvre et maintenance.
- Prévisions de reprise et de revenus : basées sur les résultats des essais.
- Empreinte environnementale et risques liés aux permis : consommation d’eau, gestion des résidus miniers, toxicité des réactifs (par exemple, cyanure vs thiosulfate), émissions.
- Valeur actuelle nette (VAN) et délai de récupération : les indicateurs financiers ultimes pour prendre la décision d’aller de l’avant.
Phase 4 : Vérification à l'échelle pilote et réduction des risques (Preuve à l'appui)
Pour les projets de plus grande envergure, et la plupart des projets utilisant des technologies nouvelles et/ou à haut risque — telles que POX ou BIOX —, nous recommandons fortement des essais continus en usine pilote.
Le traitement de 10 à 100 tonnes de minerai dans une version miniaturisée de l'usine proposée réduit les risques du projet en validant les performances métallurgiques, en obtenant de grands échantillons en vrac de résidus et de produits et en fournissant des données précises pour faciliter la conception technique finale.





